| Les contrefaçons - Les copies |
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| Ecrit par Patrick NICOLAS | |
| 09-11-2006 | |
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Si, lors de vos voyages vous croisez une boutique ou un marchand ambulant qui vous propose des objets de grande marque à un prix dérisoire, ne vous laissez pas tenter !. Si, de plus, vous êtes conscient que le produit est un faux, vous prenez un risque important avec les douanes. Cet achat anodin pèse sur l’industrie, le commerce et l’emploi en France. Le manque à gagner est très important pour les entreprises créatrices qui ont joué le jeu en payant le prix fort de la protection industrielle et commerciale à l’échelon mondial. Ces copies altèrent l’image de marque de ces produits par une mauvaise qualité de fabrication. En effet, souvent, les tissus ou teintures de ces produits se dégradent très rapidement. Plus dangereuse est la copie illicite d’aliments ou de médicaments. A plusieurs reprises, leur consommation a fait de nombreuses victimes ( sirop pour la toux, alcools frelatés … ).On retrouve également la contrefaçon dans l’industrie automobile et aéronautique ; le contrôle de ces fausses pièces étant moins rigoureux, on s’expose a un danger permanent. De grosses entreprises fabriquent de façon illicite les bases de ces produits contrefaits. Les pays qui les hébergent et ferment les yeux sur ce pillage international sont complices. La Chine, la Thaïlande, Taiwan, la Corée du nord, l’Indonésie, le Maroc, la Tunisie, la Turquie, pour les plus connus, sont impliqués directement ou indirectement. Les pays qui laissent vendre ces produits sur leur territoire sont également coupables d’habituer à la fraude les revendeurs, d’atteinte à la créativité des fabricants et d’incitation au recel d'objets illégaux pour les acheteurs. Après une prise de conscience des pays distributeurs, quelques actions juridiques ont pu être menées à leur terme par les plaignants. Par cette voie, le travail est long et coûteux en frais de justice locale. Le résultat global n’est pas au rendez-vous car chaque plaignant traite le problème ponctuellement, et rien n'est fait pour empêcher un autre "petit malin" de monter un nouveau commerce du même type … . Pour l’UMD, l’action réellement efficace relève d’accords politiques internationaux très fermes inexistants aujourd’hui. Qu’a t-on fait jusqu’à présent ? rien ! les copies sont toujours sur le marché … L'application du respect des brevets et des modèles déposés suppose une association active des plaignants et du gouvernement français. La partie "enquête" internationale et identification des fraudeurs doit rester à l’initiative des "marques" qui ont toutes compétences sur les produits concernés. L’exigence de mise en application des règlements internationaux envers les pays concernés est du ressort du gouvernement. Les entreprises lésées paient leurs impôts, par déontologie le gouvernement a l’obligation d’agir rapidement et avec fermeté. Les vendeurs et profiteurs actuels de cette manne se doivent de penser autrement. Notre économie mondiale permet une multitude de possibilités sans copier ce qui est breveté. Il est si simple de faire légèrement différent, mieux ou plus beau, c’est tout l’art de la concurrence !. Il y a de la place pour de nouveaux produits. Si le ton doit se durcir sur un refus de commercialisation et de retrait de ces produits, l’éventail des sanctions possibles est large à l’encontre des pays de complaisance. Taxe sur les voyageurs venant de ces pays, refus des étudiants, taxes sur les importations etc …. Evitons d’en arriver là … Les fabricants de produits de luxe devraient proposer une gamme parallèle portant leur griffe, mais plus abordable pour monsieur ou madame "Tout le monde" .
Tous les noms cités et visuels dans cet article, sont la propriété de leurs marques respectives. |
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| Dernière mise à jour : ( 12-11-2006 ) |
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