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Tour Solaire Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Patrick NICOLAS   
05-07-2008

 Aujourd’hui Il existe un moyen d’extraire de l’énergie électrique en grande quantité à partir du soleil. Cette technique, inventée par un chercheur allemand, a été mise au point en Espagne et testée depuis quelques années avec de très bons résultats. A tel point que l’Espagne va se doter de ce nouveau type de centrale appelée TOUR SOLAIRE. En fait, le procédé est d’une simplicité enfantine, et seule sa construction frise l’exploit technique ; en effet, comme son nom l’indique, il s’agit d’une tour de 750 m de hauteur, située au milieu d'une immense serre de 4 à 5 Kms de diamètre.

Le principe repose sur l’ascendance thermique de l’air chaud dans la tour. L’air s’échauffe dans la serre puis s’engouffre dans la tour en prenant de la vitesse. Au passage, un système de turbines  récupère ce vent au pied de la tour et le transforme en électricité. Il va sans dire que plus il y a de soleil, plus le système est performant.

L’autre pays qui entre dans cette grande aventure est l’Australie, qui met en projet une tour de 1000m de hauteur pour un diamètre de serre de 7kms. Elle vise une production électrique accrue, l'exploitation agricole des serres ainsi qu'un attrait touristique avec la visite de la tour en ascenseur.

Voir l’animation pour mieux comprendre. (© 2001-2006 EnviroMission Ltd, ACN)

Ces tours ont l’avantage de fonctionner jour et nuit grâce à la chaleur résiduelle du sol et au différentiel permanent de température qui existe entre le sol et une altitude de 1000m. En comparaison, les éoliennes ne produisent de l’énergie que lorsqu’il y a du vent, et la nuit il est souvent inexistant.

L’énergie est récupérée autour de la base de la tour par une multitude de génératrices, et représente ainsi la production d’une petite centrale nucléaire. Il suffit de posséder une quantité suffisante de tours pour espérer remplacer les centrales nucléaires.

La construction de ces tours devra prendre en compte les contraintes mécaniques très importantes dues à l'immensité du monument et aux variations climatiques qu'il va subir.

Et nous dans tout ça ?

A t-on parlé d’un tel projet en France ? Des inventions allemandes, le gouvernement actuel a mis plus en valeur le nettoyeur haute pression que la Tour solaire … passons … mais avons-nous mieux ?

Oui, heureusement, certains réfléchissent aux faiblesses d’une nouvelle invention pour apporter des solutions, ou du moins une petite pierre à l’édifice.
L’UMD, bien que cela ne soit pas habituel pour un parti politique, fait grand cas des nouvelles technologies et cherche des solutions pour ses concitoyens.

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Résultat des travaux

Les projets Germano/Australo/Ibériques proposent une tour en béton ou en composite de 750 ou 1000m de haut,

Observations sur ces projets

On constate que les projets en cours ont un rythme d'évolution qui ne tient pas compte de celui du baril de pétrole.

La quantité de matières premières utilisées a un impact écologique important (béton ou composites). 400 000m3 de béton pour le projet Australien.

Aussi durs soit-ils, les matériaux utilisés pour ces tours, ont une sensibilité qui fait leur fragilité à long terme (les cœfficients de dilatation des composants utilisés sont différents selon l'exposition au soleil. Par exemple, le lever de soleil sur le côté Est provoque un changement brutal de température en altitude sur une partie de la tour. A répétition cela crée des micros fissures qui sont l'amorce de rupture à long terme). Les UV sont aussi très destructeurs pour les composites.

Par souci de rentabilité, le projet Australien prévoit la visite touristique du haut des 1000m de la tour  ... séduisant au premier abord, le risque reste élevé. En effet, le bord au sommet du cylindre de cette tour ne fait que 25 cm de large ... et des vents violents peuvent, au fil du temps, déstabiliser les fixations de l'ensemble de la passerelle et des ascenseurs. Ceux ci peuvent également tomber en panne et le sauvetage par hélicoptère parait difficile, compte tenu de l'ascendance thermique de la tour.

Ces tours en dur peuvent être une cible facile pour un terrorisme avisé. Les dégâts seraient importants, coûteux et la reconstruction très longue. L'équivalent d'une ville, serait privée d'électricité pendant très longtemps. Il faudrait remettre en marche les génératrices habituelles rapidement.

Ces projets prévoient une immense serre pour surchauffer l'air au sol, pour gagner en convection thermique et donc en rendement de la tour. L'idée de base, c'est d'en profiter pour cultiver quelque chose d'utile en toute saison ... oui mais voilà, il semble que faire pousser des plantes avec un vent sec et chaud parait difficile. Si l'on hydrate ces plants ou la terre, on se retrouve avec un air ambiant chargé d'eau qui va freiner le processus de convection dans la tour ... à étudier ... On pourrait penser à l'utilisation de plants OGM à faibles besoins en eau, mais c'est délicat du fait de la dissémination rapide des pollens en altitude.

Le projet 

Des solutions ont été trouvées en ce qui concerne le prix de la construction, la vitesse de réalisation, la surface d’occupation au sol, le risque d'effondrement de la tour dû à sa hauteur et son rendement énergétique.

L'objectif de ce projet est de combler la déficience des éoliennes par manque de vent. Le principe de base de la tour est similaire aux projets Espagnols ou Australiens, mais la technologie employée pour sa construction est totalement nouvelle. 

L'idée nouvelle repose sur la construction d'une tour autoporteuse souple, le reste étant similaire aux autres projets. La tour est composée d'un film plastique renforcé et d'un ballon en forme de bouée géante au pourtour de ce film. Cette bouée géante est remplie d'un gaz plus léger que l'air (hélium et hydrogène) puis lâchée par vent nul ou très faible. La bouée monte en altitude, entraînant avec elle la structure plastique en forme de cylindre. Arrivée à la hauteur voulue, le film est tendu et forme la tour. La tour est haubanée pour un meilleur contrôle. La convection de l'air s'exerce alors à l'intérieur. La montée de l'air chaud crée le flux d'air qui fait tourner les pales des nombreuses turbines disposées à la base de cette tour solaire.

Caractéristiques globales ;  Hauteur 2000m, diamètre 100m, diamètre du collecteur 5000m, objectif de production de 5 à 250MW, coût pour sa réalisation environ 150 millions d'euros. Durée du chantier 2 ans. La masse de béton pour cette construction est très réduite, inférieure à 50 000m3 et d'autres matériaux peuvent être utilisés ( bois, acier, composites etc.).

 La mise en chantier de ces Tours solaires pourra générer un nombre considérable d'emplois en France et dans le monde.

Voir la vidéo de la maquette 

Dernière mise à jour : ( 09-07-2008 )
 
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